FOURBU MAIS CONTENT...
FOURBU MAIS CONTENT...
Ayant très peu sollicité mes muscles depuis le mois de juin, ne les faisant travailler à l'économie que pour monter les escaliers, descendre à la mer, tenir la canne à pêche, actionner le moulinet et monter les bas de ligne, battre des cils et mastiquer, j'aurais du m'attendre à retrouver mes biceps, triceps, pectoraux, abdominaux et zygomatique complètement rouillés...
Ce fut le cas !
Ayant usé de la houe durant 4 heures pour planter fèves et petits pois, je me suis retrouvé à plat comme une roue tahkoutienne avant gonflage...
Et je me dis que si la fatigue avait une échelle du genre Richter ou Scoville graduée jusqu'à 12, la mienne serait de degré 11.5...
Arrivé à ma retraite du bord de mer, je me suis dit que j'avais tout intérêt à prendre un bain chaud pour adoucir les élongations subis par mes muscles...
ca tombait bien puisque c'est le jour où nous recevons notre part d'eau crépusculaire...
Quand je me suis retrouvé dans la salle de bain, il m'a été très difficile déjà d'ouvrir le robinet d'eau chaude et j'ai dû lancer un ahan de bûcheron pour soulever le pommeau de la douche au dessus de ma tête.
Je me suis dit que ça ira surement mieux après le dîner et je suis allé de la douche à la cuisine (après m'être habillé, bien sûr !)... J'ai pris mon mektoub qui, aujourd'hui consistait en une soupe de carde (djouez khorcheff), presque blèch... Comme c'est un plat que j'aime bien, j'ai avalé ce qu'on m'a présenté, sans trop fatiguer mon ATM...
J'ai ensuite expédié laborieusement les prières tardives de la journée, mais je ne devrais pas l'écrire car certaines personnes qui ne disent rien devant les manifestations d'impiété trouvent indécent qu'on fasse état du moindre acte de piété...
Et maintenant je suis au lit... Tout serait parfait si je n'étais obligé par intermittence de changer de position car au moindre mouvement tous mes muscles, de ceux du petit orteil à ceux des cheveux me crient à l'unisson de les laisser récupérer après les épreuves que je leur ai imposées...
Mais entre nous... De toutes les douleurs (physiques et morales) que mon statut de mortel me contraint à supporte, je préfère et de très loin ces douleurs musculaires qui suivent l'effort, même si très souvent c'est un effort que les impondérables rendent vain...
12/11/2021
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