LA FOI EST GENEROSITE OU N'EST PAS
Je n'ai jamais trouvé sain, chez ceux qui se disent croyants, l’acharnement "messianique" qu’ils se donnent pour convaincre le « mécréant » à rejoindre leur croyance...
Je n'ai jamais trouvé saine la pulsion de ceux qui affirment leur mécréance à se donner le devoir "laïc" de convaincre le croyant à renier sa croyance..;
Moi, j’ai toujours mal compris les hommes que n’effleure pas le doute.
A mon sens, ne possédant aucune preuve de la vérité absolue de ses croyances, l'adorateur de sa divinité, qu'elle soit déiste ou anti-déiste, Dieu ou Rien, doit d'abord faire preuve d'humilité en laissant autant de place au doute qu'à la conviction.
Il n'a pas à combattre son propre doute en s'efforçant de rallier les autres à sa conviction.
Sa mise à l'épreuve de chaque instant devant les évidences qui ébranlent sa propre certitude devrait l'inciter à ne pas la transcender si ostensiblement pour convaincre ou combattre celui qui dit croire autrement ou ne pas croire !...
Et puis, qui a mandaté l'homme à imposer sa conception, qu'elle soit religieuse ou impie à un autre homme? Qu' attend il et qu'espère t’ il ? Sauver l'âme du prochain comme il espère sauver la sienne? Peu sûr! L'homme qui est incapable d'offrir un sourire ou une tape sur l'épaule à son voisin ne peut être disposé à l'aider à accéder au paradis des croyants ou à sortir de l'enfer de ses fausses dévotions!...
Alors pourquoi cet acharnement à le convaincre d'adopter ou de quitter sa propre foi?
Je pense que ce qui le fait courir découle avant tout de son manque de conviction en son propre engagement... Sa lutte désespérée pour obtenir l'adhésion des autres à ses thèses constituant pour lui une preuve de sa propre persuasion, l'ébranlement de leurs certitudes, un renforcement des siennes.
De là à dire que les zélés fans de leurs causes, qu'elles soient religieuses ou impies sont les moins croyants en ses causes qu'ils veulent imposer aux autres il n'y a qu'un pas que j'ose pour ma part allègrement franchir ! Moi qui vis avec sérénité ma conviction mêlée de doute en ne m’en formalisant point outre mesure car je me sais homme, ni ange ni démon, mi-ange mi-démon !
24/9/2015
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