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Affichage des articles du septembre, 2021

DEPENDANCE FATALE

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  Voilà la limite de développement de mes calebasses... Ça s'arrête à ce niveau, ça jaunit puis ça tombe... Ça me fait dire que le problème des semences est éminemment grave... Toutes celles que nous récoltons de nos cultures donnent des plantes stériles ou à développement atrophié... Seul notre ministère de l'agriculture n'a pas encore compris que nous sommes dans une dépendance de 98% des fabricants de semences hybrides... Il y a un vrai péril en la demeure... Le plus grand péril que connaisse notre pays... Aujourd'hui seules les graines ramenées en sachets de Monsanto ou d'une de ses filières sont fécondes... C'est foutu pour le maïs et la tomate, foutu pour le melon et la pastèque, foutu pour le haricot et les petits pois, foutu pour les oignons et le chou... Je ne sais pas ce qu'il est du blé et de l'orge, de la vesce et de l'avoine, de la pomme de terre et de l'ail mais je présume que la catastrophe est à un stade très avancé... Mon ami Bac...

LA FOI EST GENEROSITE OU N'EST PAS

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  Je n'ai jamais trouvé sain, chez ceux qui se disent croyants, l’acharnement "messianique" qu’ils se donnent pour convaincre le « mécréant » à rejoindre leur croyance... Je n'ai jamais trouvé saine la pulsion de ceux qui affirment leur mécréance à se donner le devoir "laïc" de convaincre le croyant à renier sa croyance..; Moi, j’ai toujours mal compris les hommes que n’effleure pas le doute. A mon sens, ne possédant aucune preuve de la vérité absolue de ses croyances, l'adorateur de sa divinité, qu'elle soit déiste ou anti-déiste, Dieu ou Rien, doit d'abord faire preuve d'humilité en laissant autant de place au doute qu'à la conviction. Il n'a pas à combattre son propre doute en s'efforçant de rallier les autres à sa conviction. Sa mise à l'épreuve de chaque instant devant les évidences qui ébranlent sa propre certitude devrait l'inciter à ne pas la transcender si ostensiblement pour convaincre ou combattre celui qui dit ...

MAL ET CHAUSSETTES

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  Tout le monde sait que les machines à laver mangent souvent les chaussettes... Balak vous aussi vous avez connu ces chaussettes orphelines de leurs jumelles et dont vous ne savez plus que faire... Moi, j'en ai décompté une douzaine la dernière fois que j'en ai fait l'inventaire... Je viens de trouver l'astuce pour éviter cette pénible situation... Tout à l'heure, du Souk de Béni Amrane, j'ai acheté 4 paires... Je vais être tranquille pour quelque temps... La machine à laver pourra en manger autant qu'elle voudra, je pourrai toujours en constituer des paires, jusqu'à l'avant dernière chaussette... L'astuce consiste comme vous le voyez à acheter des chaussettes de même couleurs et dessins... 24/9/2016 NOTA: ce fut peine perdue... la machine à laver est devenue plus gloutonne... elle a avalé les chaussettes par paire... De guerre lasse j'ai abandonné les souliers pour me mettre aux sandales, espadrilles et claquettes...

COUP DE BLUES

  COUP DE BLUES La Création et son but, l'Homme et sa mission, la misère et ses raisons, la passion, la raison, la puissance, l'ambition, la cupidité, la cruauté... Le temps, l'espace, les couleurs... Les étoiles qui meurent dans leur solitude cosmique... L'instinct de conservation qui fait fuir la mouche devant le chasse-mouche... Le plaisir que certains éprouvent à voir un "toro" mis à mort... L'avalanche qui surprend l'alpiniste... Le cancer qui frappe sans avertir... Les texans et les émirs qui thésaurisent des richesses qui les feraient vivre des milliers d'années alors qu'ils savent qu'il ne leur reste pas plus de 10 hivers à passer;... Les juges qui condamnent des innocents pour d'absurdes milliers de dinars... Les présidents et rois qui s'accrochent à leurs postes alors qu'ils se savent dépassés par le temps... La vie, le rire, les pleurs, la fête, la faim, l'espoir, l'amour, la mort... Pourquoi Bon Dieu ?... 22/...

THÉRAPIE BON MARCHE DE LA DOULEUR...

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  THÉRAPIE BON MARCHE DE LA DOULEUR... Le 21 septembre 2016, j'ai eu un accès de douloureuses coliques néphrétiques qui me valurent d'être évacué de bon matin par mes enfants vers les urgences de l'hôpital le plus proche... Je vous avais raconté alors comment j'avais utilisé les gémissements comme antalgiques en attendant l'injection de ma dose d'antispasmodiques... Je vous donne à relire ma petit expérience en espérant que vous trouverez intérêt au cas où il vous arrivait ce qui m'est arrivé, sans vous le souhaiter bien sûr ! Les gémissements, je le sais et vous le savez aussi, ne réduisent pas les douleurs mais ils permettent au malade de se concentrer un peu sur ce qu'il dit pour les oublier car s'il n'en détournait pas son attention, il en démultiplierait l'intensité; et l'énergie accumulée pourrait alors sortir en sueur, se transformer en crampes ou lui exorbiter les yeux... Oui, mais que dire quand les accès douloureux montent de ...

DESTINS...

  DESTINS... En mai ou juin 1976, j'ai répondu à une offre d'emploi de Bouteflika, ministre des affaires étrangères de l'Algérie de Boumediène. Malgré mon caractère casanier et ma liaison quasi "vernaculaire" avec cette terre, je me suis dit que je pourrais peut-être me faire "chancelier des affaires étrangères" (c'était le poste proposé). A l'époque, l'administration qui ne s'était pas encore totalement "ogréifiée" répondait au citoyen... je reçus une réponse négative mais si valorisante que je n'en fus pas très affecté: "votre niveau dépasse celui qui est requis pour le poste de chancelier, nous vous conseillons d'attendre que paraisse l'offre pour les administrateurs et de déposer votre candidature"... l'offre n'est pas parue ou je ne l'ai pas vue et mes ambitions diplomatiques sont restées lettre morte... Quelque temps plus tard, un concours pour le recrutement d'inspecteurs de la cinéma...

UNE HISTOIRE DE MON VECU

  UNE HISTOIRE DE MON VECU... Nous sommes en 1973-74... c'est l'hiver. Je viens de sortir du collège, les élèves aussi... Nous allons attendre le "SOUFI" qui viendra d'Alger pour rejoindre Bouira et qui doit nous disséminer le long de la route nationale pour que nous en remontions les pentes jusqu'à nos villages... L'obscurité descend très vite et le bus n'arrive pas... On apprend qu'il est en panne et qu'il est inutile de l'attendre... Il fait nuit. Je me crois encore responsable des élèves. Je m'adresse à l'agent de permanence du commissariat de la ville; il avoue son impuissance et me renvoie vers le "sous-préfet"... Je pénètre dans la grande cour de la Daira... Le planton m'annonce... M. le Sous-préfet sort en bras de chemise malgré la fraîcheur... Il a un regard peu amène... "Je suis venu vous voir pour trouver une solution aux enfants qui risquent de passer la nuit en ville parce que le car qui les transport...