RETOUR EN ENFANCE

 Bonjour.

Nous sommes le 28/2/2015. Les muezzins ont terminé l'appel à la prière de l'aube. La pluie continue à tomber. C'est jour de repos. Allongé sur mon lit, j'ai essayé de me figurer ce que je pourrais bien faire de ma journée...

Et je me suis rendu compte que je n'ai pas tellement d'alternatives.

Mes pensées m ont conduit à mon enfance ou j'attendais le "quartier libre" avec impatience car j'avais l'embarras du choix de mes loisirs et en pareille période, je me rappelle que l un de ces loisirs, c’était celui du piégeage des moineaux à la grande meule de paille qui faisait le dos rond aux "nouaders", aire consacrée au battage du blé.

Les oiseaux venaient y chercher chaleur et pitance dans la paille et nous, nous allions les chasser a l'aide de pièges a ressorts avec des épis de blé comme appât. Des épis que nous extrayions de la gerbe stylisée de beau blé de chez nous à la chevelure noire que nous accrochions au dessus de la porte pour la baraka à la fin des moissons.

Ils nous arrivait d'attraper deux moineaux en une fois. Nos parties de chasse se déroulaient pour le plaisir de chasser que nous portons d'instinct depuis qu'un de nos très lointains ancêtres apprit à devenir carnivore et même si nos prises ne faisaient qu une bouchée, nous ne les dédaignions pas...

Le feu du nafakh couvait toujours dans la maison et nos moineaux salés y étaient cuits sur la braise et savourés avec délectation. Il nous arrivait, quand la pluie n’était pas trop forte de quitter les abords immédiats du village pour aller chercher de plus grosses prises dans les oliveraies des collines.

Là, on pouvait s'offrir des grives ou des étourneaux qu'on faisait cuire sur place puisqu'on prenait toujours la peine d'avoir en poche les allumettes et le sachet de sel...

Et quand la pluie ne permettait aucune sortie, nous restions au coin du feu, a voyager aussi loin que nous pouvions avec les trappeurs de Blek le Roc pour nous jouer des tuniques rouges, ces soldats rigides dans leurs redingotes et qu'on pouvait assommer en cognant la tête de l'un contre celle de l'autre, ou nous enfoncer dans la jungle avec Akim et Zembla et leur bêtes qui nous étaient si familières, de Zig la guenon à Baroi l’éléphant...

Ou encore nous faire flibustiers et boucaniers avec Pepito en ayant l'impression d’être de la mêlée quand fusait le cri de "à l'abordage !"...

Puis vint la télévision...

28/1/2015

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