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Affichage des articles du février, 2021

LE JOUR D'APRES

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  Nous sommes le 1er mars et je suis un peu frustré car je n'ai pas eu droit à mon intermède d'insomnie de 3h du matin qui m aurait permis de cogiter à l'aise dans la solitude de mes sens. Il sera bientôt 5h et je suis trop engourdi de sommeil pour avoir les idées claires; et puis, je pense aussi à tout a l'heure quand je devrai affronter le froid et la route pour rejoindre le boulot et surtout la concentration qu'il me faudra pour conduire dans l'obscurité durant une vingtaine de minutes. Mais je vais utiliser mon astuce pour transcender mes appréhensions... Je vous la donne cette astuce. Pas plus tard qu'hier j'ai essayé de l'inculquer à mon ami Bacha qui prépare un double mariage de ses deux garçons dans quelques jours et qui me disait qu'il avait déjà les chocottes. Je lui ai dit, et je vous le dis comme je me le dis toujours, qu'il nous faut juste nous convaincre de l'inéluctabilité du "jour d'après". Quand vous stresse...

RETOUR EN ENFANCE

  Bonjour. Nous sommes le 28/2/2015. Les muezzins ont terminé l'appel à la prière de l'aube. La pluie continue à tomber. C'est jour de repos. Allongé sur mon lit, j'ai essayé de me figurer ce que je pourrais bien faire de ma journée... Et je me suis rendu compte que je n'ai pas tellement d'alternatives. Mes pensées m ont conduit à mon enfance ou j'attendais le "quartier libre" avec impatience car j'avais l'embarras du choix de mes loisirs et en pareille période, je me rappelle que l un de ces loisirs, c’était celui du piégeage des moineaux à la grande meule de paille qui faisait le dos rond aux "nouaders", aire consacrée au battage du blé. Les oiseaux venaient y chercher chaleur et pitance dans la paille et nous, nous allions les chasser a l'aide de pièges a ressorts avec des épis de blé comme appât. Des épis que nous extrayions de la gerbe stylisée de beau blé de chez nous à la chevelure noire que nous accrochions au dessus...

LE PREMIER LIVRE EST COMME LE PREMIER AMOUR

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  Il fait un froid de six berries si ce n'est plus comme disait l'autre !... Il a neigé durant la nuit et le gel est venu durcir la pellicule de neige qui s'est déposée sur les toits et les pare-brises des véhicules. Sur les hauteurs, les montagnes sont recouvertes d'un blanc manteau comme le dit le cliché usité qui qualifie les images d'Epinal... Ce matin il neige par intermittence. L'atmosphère est lourde, grise, froide... Heureuse enfance où dans notre dénuement, en pareilles froidures hivernales, on se mettait au coin du feu dans les chaumières qui nous servaient de gîtes et lisions des livres de Dickens, London ou Loti qui sentaient bon l'homme ou la bête, dans leurs perfidies, leurs générosités, leurs honneurs, leurs indignités, leur grandeur, leur humilité, leur douceurs et leurs cruautés... Bonne journée à tous mes amis, d'ici et d'ailleurs à qui j'offre cette photo du premier livre que j'ai lu... c'était en 1963-1964 et c'e...

LES HONNEURS REVIENNENT A CEUX QUI S'ABAISSENT POUR LES RAMASSER

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  22 février... C’est le jour du troène, bel arbuste à haies, qu’on peut tailler comme on veut pour réaliser les plus beaux décors de verdure et qui se présente sous une cinquantaine d’espèces… Il est dit qu’une seule de ces espèces est indigène en France… les autres ont toutes été ramenées de chez les indigènes… C’est le troène commun… et comme tout ce qui est de souche, il est sans panache… C’est une plante qui, malgré sa beauté est très toxique et ses baies noires qui ressemblent aux baies du myrte peuvent être mortelles… Mortelle a été l’incursion dans la chambre du futur roi Charles V, des émeutiers parisiens conduits par Etienne Marcel le 22 février 1358 et qui ont égorgé sous ses propres yeux deux de ses conseillers… c’est vous dire que le rituel de l’égorgement n’est pas exclusif aux races mal civilisées par le colonialisme… Le colonialisme qui a connu en monsieur Jacques Paris de la Bollardière qui fut en son temps le plus jeune général de l’Armée Française, un mouton noir...

LES CHOSES QUE J'AI AIMEES

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  A MA MÈRE En ce matin du 21 février, j'ai essayé wahdi wahdi (seul à seul) de répertorier les choses que j’ai aimées. Je n'ai pas terminé le décompte mais puisque vous êtes mes amis je vous en donne un aperçu... Bismillah !... J’ai aimé le crépuscule des jours d'été devant le seuil de la maison quand accroupi à côté de ma mère je l'entendais me dire, dans les creux de mes vagues, des mots d'espoir: "guedd ma 3gueb edhig idji litsa3"... J'ai aimé aux matins froids de mes départs, l'omelette qu'elle me préparait en me disant: "ftor esbah imechik awtane ou iga3dek m3a essoltane"... J'ai aimé mes maladies quand elle prenait son air affairé et qu’elle me ramenait ses mixtures amères et me disait pour m'encourager à les boire: "echrob ya wlidi, el morr elli idawi!"... J’ai aimé les soirées d'hiver quand, autour du nafakh, à la lumière de la bougie, elle laissait vaguer son regard en fixant les braises qui se couvrai...

SAVALATA

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  La Savalata de cette année est tombée un vendredi... C'est mieux que l'année passée où elle est tombée un jeudi... Le Jeudi de l'an passé c’était mieux que le mercredi de l'année d'avant... et le vendredi c'est mieux que le jeudi... c'est le deuxième jour de notre weekend très original de 3 jours... et ça nous donne du temps à consacrer à nos douces moitiés... Ana je me propose comme à chaque fois, de l'emmener faire du shopping. L'année passée nous avons fait la ville des Issers où la courgette était vendue à 50 DA et les carottes à 30... Cette année nous irons à Ain Bessem où la pomme de terre est à 30 Da par la grâce du dispositif "Syrpalac" mis en place par notre gouvernance éclairée .. Madame sera contente de ramener de quoi faire des frites, de la purée, des pommes boulangères et de la batata-fliou durant les 15 jours qui restent du mois de février ... Yek igoulou "qui aime bien ne compte pas !" 14/2/2020

CES PETITS RIEN QUI FONT TOUT

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CES PETITS RIEN QUI FONT TOUT Quand on rentre chez soi, qu'on se déchausse et se débarbouille puis qu'on jette un regard peu amène sur la télé aux deux abrutis qui débattent en croyant que pour prendre l'ascendant sur le vis-à-vis, on doit gueuler et gesticuler plus que lui, puis qu'on s'installe pour dîner et qu'on se retrouve face a un bon plat de nos herbes sauvages et deux morceaux de galette maison, on oublie l'embouteillage de tout a l'heure, la réunion de demain, la facture d'électricité qui attend d'être payée, la fatcha de Ould Abbas et Saidani, la dégringolade du prix du pétrole et tout le reste... Que Dieu nous donne la faculté de trouver notre plaisir dans les petits riens qui jalonnent notre existence...

LES MYSTERES DE LA VOIE LACTEE

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  LES MYSTERES DE LA VOIE LACTEE N'ayant pas trouvé de lait chez les épiciers du village et de ses alentours et comme il faut bien que les petits en boivent (j'aurais aimé qu'ils en soient sevrés mais je ne suis qu'un quart de patron de la maisonnée contrairement à qui vous savez qui est le seul maître à bord du rafiot Algerie...), j'ai embarqué mon ami Bacha et pris la route de l'ouest jusqu'à Boudouaou, espérant y trouver quelques sachets à la laiterie de la ville... Son point de vente était fermé... J'ai fait alors le tour des commerçants mais il n'y avait que du leben et à chaque fois je reçus la même réponse : "nta3 wej'hek telga El h'lib !... Il est servi et distribué à l'aube !"... Je suis passé par Thenia, walou... souk El Had...walou !... Je me suis dit que je ne perdrais rien à passer par mon ami l'épicier de Béni Amrane... Et là, surprise, j'ai trouvé du lait en sachets !... "- On m'a imposé une vent...