ON N'ACHEVE JAMAIS SON OEUVRE

  Il pleut à flots et il fait froid, temps idéal pour somnoler devant sa cheminée en laissant son regard se perdre dans les flammes qui dévorent le bois, tout en faisant le vide dans sa tête...



Mais la cheminée n'est pas fonctionnelle et la tête est si bourrée d'incompréhensions et d'appréhensions qu'il est illusoire d'espérer y trouver le moyen de libérer le moindre espace afin de créer la dépression qui permettrait l'évacuation de son trop plein...
Consolation... C'est quand on est sous tension qu'on se prend à vouloir user de ses mains dans la création pour reposer son esprit...
Pour ma part, c'est en ma bibliothèque-atelier que je me laisse aller à mes petits plaisirs créatifs...
Faute de réussir les bonsaï car ça nécessite science et patience, j'essaie de rendre la vie à ce ciste (touzzala) mort que j'ai ramené de la montagne...
Je ne suis pas certain de terminer mon oeuvre car j'ai le défaut d'abandonner mes travaux du genre avant terme en prenant conscience que je serais toujours incapable de réaliser le modèle parfait que j'ai en tête... Ou en ne retrouvant plus l'outil ou le matériau qu'il faut au moment où il faut...
Mais je crois quelque part que c'est cette impossibilité d'achever mon oeuvre qui me ramène toujours vers mon établi...
Parce que je devine qu'il n'y a peut être pas plus grande détresse pour un homme que d'achever une oeuvre...
19/12/2016

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