Ain El Bor... c'est ici que j'ai passé les premières années de ma vie, dans une maison en terre, construite en rase campagne...
C'est ici que j'ai appris à aimer la nature, sa faune, sa flore, la pluie qui ravine les terres, le soleil qui se fait clément dans les rigueurs de l'hiver et dément dans la fournaise des étés...
C'est ici que j'ai médité, tout petit, sur le monde et ses mystères...
Je vais vous le dire... cette terre, je ne l'échangerais contre rien au monde... gardez vos néons... gardez vos voitures... gardez vos bateaux et vos avions... gardez vos manières et votre affectation, gardez vos ors... laissez moi seulement un peu de cette terre et le ciel qui va avec et j'aurais l'impression de posséder le monde...
Grindayzal DambySbah elkhir C'est la maison en terre sur la photo? Je ne trouve pas aine el bor sur google map. ps. le paysage Algérien (surtout celui de la compagne) n'a jamais connu de metamorphose comme celui des débuts 90 à aujourd'hui… KARITHA
Grindayzal DambyVous ne savez combien c'est difficile et douloureux, pour des raisons inexplicables, de ne pas pouvoir avoir cette chance. C'est un exil de l'âme aux consequences néfastes ! كيفاش حيلتي يا ناسي واشن هو عمالي؟ ولي نعيد لُه يستغرب فيما صار بيَ
Menouar MeslemFormidable récit avec une sensation de chagrin de ce qu ils ont fait de nos terres
Redouane AssariEn tant que 100% citadin, je t'approuve à 100%. Sans le contact direct et constant avec la nature, l'homme devient littéralement physiquement et surtout psychologiquement malade. Je voudrais juste ajouter que jusque dans ma jeunesse, la nature était encore toute proche des villes. Il n'existait pas cette espèce de banlieue sans fin, informe et difforme, laide et violente.
Wezna ArounPour moi aussi il existe un coin de terre et une maison tres chers a mon coeur mais que j'ai du laisser derriere moi pour aller loin, trop loin mais comme le dit si bien Lounis "ardhin aranrouh asmi aridhak erouh"
Mohamed AdjouUn jour, assis sur un promontoire à El Khaloua où il effectuait je ne sais quels travaux des champs, Si Tahar Ben Azzouz que tout le monde appelait Djeddi, vit le feu prendre au tracteur qui entraînait la batteuse de la "taffa" d'El Madjen (on n'y avait pas encore construit le village agricole)... le feu s'étendit très vite à la meule puis à la batteuse et en quelques minutes tout fut réduit en cendres... On entendit alors Djeddi, la gorge nouée, main en visière sur le front, dire en triste litanie: "ma bqat la machina, la tractour, la taffa, la Sidi Abdelkader !" (il ne reste ni batteuse, ni tracteur, ni blé, ni Sidi Abdelkader)... Je dirais moi aussi: il ne reste ni nader el fougani, ni nader el tahtani, ni kalitouss, ni 3ayn, ni diar, ni...Sidi Abdelkader !...
Boudjemâ LamriMohamed Adjou thani ch7al b9aou les hommes qui ont vécu dans ces contrées. Kamcha (une poignée )?bik ou biya ( toi et moi)et sidi Abdelkader.
Djamel Ikhlefgardez vos Mercedes, vos châteaux, vos hôtels de luxe,vos usines............. Etc
N'essayez pas de me convaincre, vous n'y arriverez jamais !... Je ne peux concevoir que ma mère est morte à jamais, je ne peux concevoir que mes amis défunts ne seront plus, je ne peux concevoir que quand on m'ensevelira sous terre je ne serai plus. Que j'aurais rêvé pour rien, aimé pour rien, lu et écrit pour rien... Que le vent a fait frémir les blés juste pour les faire frémir, que mon chien m'a montré son enthousiasme à me revoir juste pour un instant de bonheur, que toute ma curiosité devant les choses disparaîtra pour se fondre dans le néant... Je ne peux pas croire que le Juge, l'avocat et le procureur qui m'ont fait oublier ma mère et mes enfants en abusant de leur pouvoir ne rendent pas compte de leur ignominie. Je ne peux pas croire que les violeurs, les assassins, les voleurs et les forbans de tous acabits que la justice des hommes n'a pas rattrapés puissent s'en aller sans payer. Je ne peux pas croire que l "Auvergnat" qui m a d...
Lui, c'est mon ami Naamani... Premier maquisard de l’Algérie indépendante... je vous en parlerai en fin de texte... Ce monsieur que tous les villageois connaissent pour ses réparties fulgurantes, son humour décapant et sa gouaille captivante est un véritable monument local. Pas qu'il soit riche, beau, cultivé ou pieux, non... Tout simplement parce qu'il est humain et qu'à ce titre il cumule sans s'en cacher les tares et les qualités de l'homme dans sa version simple et modeste. Tout a l'heure au cimetière, à l'enterrement de notre ami Aissa; en me voyant de loin, il m'interpella en me disant que c'est était fini de nous, maintenant qu'un de nos ministres en est arrivé à se faire fouiller à corps par les enfants de Fafa... c'est lui qui m'apprit la grosse f'dhi'ha commise sur Hamid Grine... Au fil de notre discussion et pour bien montrer les dérives que nous subissons, il me dit qu'un jour, il y'a une dizaine d...
Ain Bessem... Personne n'a pu me dire ce que fut ce Bessem à qui on a donné un nom de source pour composer un nom de ville située dans le prolongement de Ain El Hadjar et Ain Laloui, avant Bir Ghebalou... La région ne devait, à l'évidence, posséder aucune curiosité naturelle pour que ses villages aient tous des noms à étancher la soif... C'est dans cette ville que j'ai fait mes premiers pas de gestionnaire en qualité de directeur d'une usine de carrelage... Cela ne dura pas longtemps... J'y étais venu en été 1980 et nous étions en 1981, précisément en mars quand je fus rappelé par la DG au siège de l'Entreprise... le Wali de l'époque, Monsieur Ali Assoul, que j'avais rencontré 10 ans plus tôt alors qu'il était chef de Daira à Bou Saada où j' avais effectué mon volontariat estudiantin estival au profit de la Révolution Agraire avait imposé à notre vaillant directeur général de me trouver un autre poste car "le parti" me jugeait indés...
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