Deux mots sur le Ramadhan... Je ne crois pas me tromper quand j'affirme que le Jeune du Ramadhan a dépassé son caractère religieux pour s'imposer comme une véritable tradition dans toute l'Algérie et donc aussi en Kabylie et particulièrement à Tizi Ouzou...
Au début des années 70, au lycée de cette ville où j'étais inscrit pour mes trois années secondaires, nous avions des profs d'un peu partout... entre autres, des français, des Égyptiens, des russes et un canadien...
Il me souvient que nombre d'élèves se permettaient de transgresser la prescription divine en fumant leurs Afras ou Safy mais toujours à l'abri des regards... dans les toilettes...
A l'époque les barbes n'étaient portées que par les poètes chevelus et par les fous, et les révolutionnaires romantiques qui rêvaient d'en découdre avec l'impérialisme américain...
Le kamis quant à lui, était totalement inconnu de nos citoyens et les femmes portaient le foulard mais un foulard bariolé qu'elles nouaient au devant de la tête et qui leur allait si bien...
Il me souvient que les profs de physique russes: Lachkarev et Kokarev, les français, de Mme Lelong à M. Faivre, jusqu'aux égyptiens et au canadien Sean Hennessey, tous, observaient scrupuleusement le devoir de respect envers les jeûneurs en s'interdisant de fumer, de boire ou de manger en public alors qu'ils ne risquaient absolument rien s'ils le faisaient...
L Islam était alors si bien vécu dans l'intimité de chacun qu'il était incongru de le transgresser en groupe... et sans être fanatiques, les gens de l'époque qui admettaient que des individus puissent ne pas jeûner auraient certainement très mal réagi si ces individus s'étaient concertés pour casser de manière ostensible la croûte et la tradition...
Said El ChekaiUne narration qui me fait revivre une période vécue dans la joie et la dignité de chacun...sauf qu'en 2014...Les corps de sécurité sont descendus dans l'arène en faisant des virées dans des lieux discrets...provoc ou pas ...ils ont réussi leur coup en pleines turbulences...ces faits, une grandes majorités des médias les ont occultés volontairement pour désigner un autre direction pour stigmatiser et c ce qui est navrant
Med Amok BoudaliJusqu'à maintenant les gens sont scrupuleusement disciplinés , tout le reste c'est de la littérature pour ne pas dire de la manip !
Mustapha BenmamiOui Mohamed! J'ai eu la même idée que toi pour poster un texte de la même veine au sujet de la cigarette. Je le ferai demain, il se fait tard maintenant, je l'écrirai demain à tête reposée. Tout en respectant le choix de chacun pour ce qui est de sa foi, il faut donner des leçons - au sens étymologique du terme - à de jeunes (ou moins jeunes) écervelés, basées sur notre expérience et notre vécu avec les Européens que nous avons côtoyés et avec qui nous avons coexistés. dans une parfaite entente, je dirai même en symbiose totale: les voisins israélites à qui nous donnions des gâteaux de l'Aïd., eux en retour qui nous offraient le pain azime, des Chrétiens qui nous oiffraient des jouets à Noël,etc. Un paradis perdu!
Med Amok Boudali@ Mustapha ....." Limen taqraa zaburek ya Daoud ?" à la génération ben bouzid ?
Mustapha BenmamiQuand on dit "Allah yahdihum", dans mon esprit c'est un appel à la fraternité. C'est ce dont nous avons surtout besoin dans ce monde Ici-Bas. Quant à l'autre monde, chacun de nous ira dans sa propre tombe!
Commentaires
Mohamed BiskerExcellent. Même souvenirs. D'autant que pour moi, c'était dans une école tenue par des Pères Blancs qui respectaient les jeûneurs en herbe que nous étions.
N'essayez pas de me convaincre, vous n'y arriverez jamais !... Je ne peux concevoir que ma mère est morte à jamais, je ne peux concevoir que mes amis défunts ne seront plus, je ne peux concevoir que quand on m'ensevelira sous terre je ne serai plus. Que j'aurais rêvé pour rien, aimé pour rien, lu et écrit pour rien... Que le vent a fait frémir les blés juste pour les faire frémir, que mon chien m'a montré son enthousiasme à me revoir juste pour un instant de bonheur, que toute ma curiosité devant les choses disparaîtra pour se fondre dans le néant... Je ne peux pas croire que le Juge, l'avocat et le procureur qui m'ont fait oublier ma mère et mes enfants en abusant de leur pouvoir ne rendent pas compte de leur ignominie. Je ne peux pas croire que les violeurs, les assassins, les voleurs et les forbans de tous acabits que la justice des hommes n'a pas rattrapés puissent s'en aller sans payer. Je ne peux pas croire que l "Auvergnat" qui m a d...
Lui, c'est mon ami Naamani... Premier maquisard de l’Algérie indépendante... je vous en parlerai en fin de texte... Ce monsieur que tous les villageois connaissent pour ses réparties fulgurantes, son humour décapant et sa gouaille captivante est un véritable monument local. Pas qu'il soit riche, beau, cultivé ou pieux, non... Tout simplement parce qu'il est humain et qu'à ce titre il cumule sans s'en cacher les tares et les qualités de l'homme dans sa version simple et modeste. Tout a l'heure au cimetière, à l'enterrement de notre ami Aissa; en me voyant de loin, il m'interpella en me disant que c'est était fini de nous, maintenant qu'un de nos ministres en est arrivé à se faire fouiller à corps par les enfants de Fafa... c'est lui qui m'apprit la grosse f'dhi'ha commise sur Hamid Grine... Au fil de notre discussion et pour bien montrer les dérives que nous subissons, il me dit qu'un jour, il y'a une dizaine d...
Ain Bessem... Personne n'a pu me dire ce que fut ce Bessem à qui on a donné un nom de source pour composer un nom de ville située dans le prolongement de Ain El Hadjar et Ain Laloui, avant Bir Ghebalou... La région ne devait, à l'évidence, posséder aucune curiosité naturelle pour que ses villages aient tous des noms à étancher la soif... C'est dans cette ville que j'ai fait mes premiers pas de gestionnaire en qualité de directeur d'une usine de carrelage... Cela ne dura pas longtemps... J'y étais venu en été 1980 et nous étions en 1981, précisément en mars quand je fus rappelé par la DG au siège de l'Entreprise... le Wali de l'époque, Monsieur Ali Assoul, que j'avais rencontré 10 ans plus tôt alors qu'il était chef de Daira à Bou Saada où j' avais effectué mon volontariat estudiantin estival au profit de la Révolution Agraire avait imposé à notre vaillant directeur général de me trouver un autre poste car "le parti" me jugeait indés...
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