C'EST LA FAUTE A ABDALLAH

26/8/2012

Dans mon village, à la campagne, nous avons encore l'humour à fleur de peau et nous savons rire de nos déboires pour ne pas en pleurer...
Ainsi, quand un nid de poule dure trop longtemps et que les services des "bandits chaussés" (c'est comme ça qu'on les appelle) tardent à venir le combler, nous ne pestons pas contre l'Etat...
Un de nos citoyens, appelons le "El H’midi", s'étant donné pour mission de réparer tous les petits bobos de la route afin d'engranger le plus de hassanates possible, nous disons plutôt "mais que fait donc El H’midi ?"
De même quand l'électricité nous fait faux bond et ça arrive très souvent, nous ne pensons jamais délestage ou sabotage.
Un jour quelqu'un a affirmé avoir vu Abdellah le soudeur du tripot d'en bas accrocher des fils à ceux du poteau de l'éclairage public et depuis, nous avons pris l'habitude, à chaque coupure de partir d'un grand rire et de dire: "encore ce maudit Abdellah et sa soudure !"...
L'habitude est tellement bien ancrée que même nos femmes, quand elles voient s'éteindre leur télé au plus fort du suspense de leur feuilleton turc ne disent ni zut ! ni m...! et n'insultent pas Eddoula mais s'en vont d'un "Allah ya3tik dharba tedhorbek a Abdellah malguit wekta t'soudi !" (Fasse Dieu que tu reçoives un mauvais coup Abdellah, tu n'as pas trouvé un autre moment pour souder !)...

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