Je viens de relire la contribution de Boukrouh qui lui a valu de ma part beaucoup d'éloges hier( https://humeurs10.blogspot.com/2020/07/tout-ebrouement-est-devenu-heresie.html)... Cette relecture m'a incité à tempérer un peu ces éloges... On dit chez nous "errass elli ma idourech koudya" (la seule tête qui ne tourne pas est une colline) et comme je ne veux surtout pas me figer en colline, je vous donne à lire cette petite critique...
Boukrouh dit : « Le projet de société et de civilisation construit au nom de l’Islam sur la base d’un « îlm » ayant atteint ses limites est devenu obsolète (…) et il ajoute : « Il doit être déconstruit pierre par pierre , pièce par pièce, mot par mot, avant d’être reconstruit à partir d’un mode d’emploi issu d’un « tafsir » corrigé et d’un droit musulman ajusté aux finalités de la création (Maqacid al Khalq) ».
Rhétorique trop orientée que celle de Monsieur Boukrouh qui exclue de prime abord tout doute sur le fait que l’Islam soit « dine et dawla » comme l’ont voulu et le veulent tous les gouvernants qui en font l’opium de leurs peuples et tous les illuminés qui croient avoir été crées pour faire les soldats de Dieu et permettre l’avènement de Sa Loi sur Terre… comme s’Il était incapable de l’imposer Lui-Même alors qu’Il affirme dans Ses Saintes Ecritures : « Si Dieu avait voulu, Il aurait certes fait de vous une seule communauté. Mais Il laisse s'égarer qui Il veut et guide qui Il veut.»…
Ceci m’amène à réfuter toute la thèse de Monsieur Boukrouh en considération du fait que Dieu n’a pas – à ma connaissance – imposé la religion comme moteur exclusif des rapports administratifs, sociaux, économiques… et de la cohabitation humaine, c'est-à-dire de l’organisation de la gestion de la Cité…
Croire ou faire accroire le contraire, c’est admettre toutes les aberrations de l’Etat théologique et surtout de ses limites en matière d'interaction avec le reste du monde… et que cet Etat soit établi sur les principes du Salaf mal inspiré ou d’un Khalaf ijtihadiste, il reste très peu crédible, très peu possible comme Etat moderne, ouvert, tolérant et interactif avec tous les Etats qui l’entourent… à moins de lui laisser la simple coloration verte de l’Islam pour satisfaire l’apparence comme le font les salafistes pour d’autres questions…
Je soupçonne cette idée d’état théologique d’être une « très bonne idée » du seul état théologique qui y trouve intérêt : celui fondé par le sionisme, et qui sait qu’un pareil Etat est un ennemi très commode car il en a pour des siècles à régler ses comptes internes avant de s’organiser et de constituer une menace qu’il n’a pas d’ailleurs le droit d’exercer car il devra admettre la philosophie de l’existence de l’Etat Hébreux comme il aura admis celle de l’Etat Islamique… et ceci explique peut être le soutien des sionistes à toute entreprise fondamentaliste (qu’elle soit musulmane, chrétienne ou bouddhiste…).
Monsieur Boukrouh occulte totalement cette instrumentalisation de l’Islam et tous les « complots ourdis » par les tenants des autres théologies ou idéologies pour que cette religion de liberté devienne celle de l’interdit, pour que cette religion de l’ouverture devienne celle de la fermeture, pour que cette religion de la tolérance devienne celle de la violence…
Il est vrai que, aujourd’hui on n’a pas intérêt à conjuguer le verbe ourdir car les ourdisseurs en ont fait un gros sujet de dérision pour mieux ourdir à leur guise…
Et pour tout dire, je ne crois pas en l’avènement de cet Etat modèle et donc "définitif", fondé sur une relecture de l’Islam car la vie ne peut en aucun cas accepter le statisme, elle qui ne doit « sa survie» qu’à sa dialectique…
Boukrouh affirme que « Les hommes du XXIe siècle sont indiscutablement mieux outillés pour comprendre le Coran que les hommes des premiers siècles »… et il ajoute : « pour que l’islam soit effectivement valable en tout temps et tout lieu, il faut l’assortir de la condition que tout homme, de tout temps, puisse y trouver automatiquement sans l’intercession du « Îlm » les réponses à ses problèmes de sens et le reflet de l’idéal auquel il aspire… ». Je relève d’abord que si le « Îlm » des premiers siècles a figé l’Islam jusqu’à nos jours, M. Boukrouh préconise de le « décongeler » pour le recongeler à partir de notre époque sans se poser la question de savoir, qui dira que dans 15, 100 ou 200 ans on aura la même perception des choses qu’à l’époque de Monsieur Boukrouh ?
Les exégètes mis à l’index n’ont-ils pas eu eux aussi cette tentation d’expliquer le « Dine » en fonction des réalités de leur temps ?...
Et quand Monsieur Boukrouh dit : « Le Coran ne peut avoir été conçu pour une génération ou un peuple ou une époque au détriment de ceux à venir. » On peut lui rétorquer que ce Livre est censé avoir été écrit pour toute l'Humanité et non pour un de ses peuples et qu'en tout état de cause, aucun livre ne peut répondre aux préoccupations de toutes les générations, de tous les peuples et de toutes les époques, à moins que ce soit un livre sans prescriptions précises, une sorte de recueil de principes si évasifs que chacun pourra les expliquer à sa manière…
Monsieur Boukrouh termine par cette sentence : « (L’Islam) doit subir une REFORME réussie (…) sinon il continuera de trainer la savate parmi les nations… » et je note que jusqu’à la fin de son écrit, Monsieur Boukrouh entretient l’amalgame entre la Religion, qui reste, qu’il le veuille ou non une spiritualité, et l’Etat ou la Nation, qui sont, qu’il le veuille ou non des entités qui doivent être régies par les lois que l’homme a capitalisées grâce à son expérience de la vie en société, depuis le Code de Hammourabi en passant par le Code Napoléon pour arriver au Code de Commerce de la RADP... des Lois qui ont très peu ou rien à voir avec la Sourate El Baqara ou celle des Djinn…
Je crois que dans son délire bennabiste, Monsieur Boukrouh a oublié une hypothèse: celle qui consiste à dire que l'Islam est un code de conduite individuel avant que d'être un "projet de société et de civilisation" (sic). Allah a pourtant bien précisé que «Quiconque fait une bonne œuvre, c' est pour son bien. Et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens." ... comme il n'a pas dit "Qoulou houa Allahou ah'ad" mais "QOUL houa Allahou ah'ad"...
Samia Slimanij'adhère totalement à votre analyse. moins pour le côté politique que pour le côté théologique. je crois que c'est cette prépondérance du dogme sur l'ésotérisme qui est la base des Etats théologiques, est tout simplement contraire à la mystique de la religion, et donc à son sens
Yassine BazoulKhouya Moh Mohamed Adjou. Rappelle-toi de la réponse du Prophète (QSSL) à une question sur le mode de gouvernement des affaires de la Cité : "entoum adra bi chou-ouni dounyakoum".. Ou lahdith qiyess..
Mehdi MohamedLe Boukrouh est à Bennabi ce que le FLN de Saadani est à la libération nationale !
Mohamed AdjouKhouya Noureddine Khelassi... Je suis une sorte de Mathusalem mais je ne remonte pas si loin pour m'en rappeler... Cette réponse devrait remplacer la devise galvaudée: Par et pour le Peuple... car elle impose à chacun la responsabilité du choix de ses fondés de pouvoir en fonction de leurs programmes et exclue totalement l'idée de Islam = "projet de société et de civilisation" dont M. Boukrouh veut nous convaincre après Ali Belhadj...
Yassine BazoulKhouya Mohamed Adjou, après avoir relu ton "taa3quib 3ala takhminn Boukrouh", je te fais juste rappeler que " Al Madina Al Fadila"_ la. Cité Vertueuse dont parle Al Farabi et dont rêvent les absolutistes takfiristes, salafistes et daechistes, et que semble défendre notre Boukrouh, est une simple utopie. Et comme beaucoup d'utopie, dangereuses.
Aziz FarèsEn déconstruisant méthodiquement l'argumentaire de N. Boukrouh, Mohamed Adjou a pris le risque de s'aventurer sur les Terres de la Connaissance. Qu'il en soit remercié.
Yassine BazoulKhouya Aziz Fares, si mon frère et confrère Mohamed Adjou est ciblé, je dirai, en toute modestie, qu'il ne sera pas seul. Je l'épaulerai avec mon tire-boulettes..
Mohamed AdjouNoureddine, les fondamentalistes veulent une "madina fadhila" construite selon les interprétations du "salaf"... Boukrouh ne renie pas cette idée mais préconise de la construire selon une lecture plus moderne: celle du "khalaf"... Il pose cette "cité idéale" comme postulat indiscutable... il oublie bark de se dire que tout khalaf est un salaf pour le khalaf qui le suit et que si la verité d'hier est apparue aujourd'hui inexacte, la vérité d'aujourd'hui apparaître demain inexacte... Il aurait dû dès le départ réfuter cette idée saugrenue de "cité idéale" qui s'oppose à la logique humaine ou divine et recentrer la religion sur l'individu au lieu de l'étendre au groupe...
Yassine BazoulAbsolument Khouya Mohamed Adjou, il y aura toujours un "khayrou khalaf li khayri salaf", jusqu'au jour du Jugement Dernier. Par ailleurs, " Essiratt al-mosstaquim", la Juste Voie, celle de la bonne guidance, n'a jamais existé que pour mettre l'humanité sur la voie spirituelle qui mène vers Dieu..
Ferid ChikhiOui! Il a toujours oublié cette belle recommandation : Khairou Achia Aoussatouha! Le Juste Milieu...
Mohamed Adjou"in medio stat virtus" disent ceux qui n'ont pas perdu leur latin ou qui, comme moi, connaissent quelques citations par besoin de pédantisme...
Yassine Bazoul"Wass-alou ahla eddhikri, inn kountoum la ta3lamoun", citation coranique...
Mohamed Adjouil faut pouvoir les reconnaître ces "ahl edhikr"... sont-ce les "ulema" des choses de la foi ou les savants des choses profanes ?... Et surtout, doit-on les consulter pour des avis sur notre foi personnelle ou les solliciter afin qu'ils nous instruisent des moyens de construire cette "madina fadila" de nos fantasmes ?... nous ne sommes pas sortis de l'auberge... et je crois qu'en ces temps trop torturés, nous avons tout intérêt à revenir au bon conseil de nos pères: "ki yekathrou el adiane, ah'kemm fi dinek !"
Yassine BazoulJe crois. Les deux, mon général, les deux, à condition d'être sûrs qu'ils constituent des fenêtres ouvertes sur la lumière du jour..
Mohamed Adjouje persiste pour ma part à croire qu'il n'y'a pas lieu de demander aux "ulemas" quelle nuit sera celle du doute quand l'astronome vous dira à quelle seconde et sous quel angle apparaîtra le croissant...
Lotfi KariSi j'ai bien compris, toi, tu préconise un État libéré d'une quelconque soumission religieuse, l'État doit s'inspirer de l'évolution de l'humanité depuis le "oeil pour oeil" de Hammourabi l'Irakien au code de commerce de la glorieuse RADP en incluant les religions elles mêmes ...... Et si j'ai bien compris , Boukrouh quant a lui, veut débarrasser la société d'un islam qu'il juge archaïque pour le remplacer par un islam moderne mais au final, il va tout simplement changer un islam d'une ère pour celui d'une autre qui sera également obsolète et changeable a l'arrivée d'une 3eme ère .... Merci de me dire si j'ai bien compris ton texte afin que je puisse donner mon avis... 3labalek fi facebook nwelli kloufi même en philo
Mohamed Adjoumais c'est lui qui a commencé... ana j'étais tranquille sur ma terrasse.
Lotfi KariDans ce cas , le jour ou je serais gouverneur de cette glorieuse RADP, je mettrais en avant des gens comme Boukrouh qui vont se charger de casser du salafiste pour pouvoir mettre en place un système selon ta vision, ce que je veux dire, c'est que pour l'instant , Boukrouh et ses idées doivent êtres promus afin qu'on puisse mettre en place les tiennes .....
Mostafa BenyahiaLe juste, c est l'ajusté, la justice, c est la justesse.
Mostafa BenyahiaAvec votre interprétation et décortiquement de l article de M. Boukrouh, on s approcherait enfin de ce que Nietzsche appelait la grande santé , la réconciliation avec soi même
Lotfi KariA titre d'information, ma contribution sur ce post est totalement gratuite
Mohamed AdjouMerci... j'ai exactement 900 DA en poche (c'est vrai), j'avais pensé te "flexy" 100 DA en guise de rétribution... je les conserve pour m'acheter 2 kg de pommes un peu mal foutues mais quand même délicieuses qu'on propose à 50 DA le kg au marché de la ville. Je les mangerai à ta santé...
Lotfi KariJ'insiste a dire quand même que compte tenu de la situation actuelle de la société, les gens comme Boukrouh doivent être soutenus pour couper l'herbe sous le pied des salafistes qui dominent , c'est par la suite qu'intervient ta vision, Sinon je partage ton point de vue :) et c'est par conviction et non pas que je suis impressionné par ton verbe raffiné.... Mani makhlou3 mani chiatte
Mohamed AdjouMazelna fi "el harb khida3"... on utilise Boukrouh pour édulcorer la religion rendue trop rêche par les islamistes de tout bord et quand on l'aura suffisamment polie on limoge Boukrouh et on intronise Said Sadi...
Lotfi KariMalheureusement, c'est ainsi qu'il faut agité , gouverner c'est être condamné a faire le bonheur des gouvernés y compris en les manipulant :)
Mohamed Adjousi c'est une stratégie dictée par le principe qui dit que la fin justifie les moyens c'est OK... Et puis, avec le temps, Boukrouh doit avoir appris à ne pas trop se formaliser de se voir viré(r)...
Lotfi KariC'est pas toi qui va avoir de la peine pour lui quand même
Mohamed Adjouje l'estime bien... c'est un homme qui a le mérite de dire et de savoir dire... même si on n'est pas toujours d'accord avec lui...
Mostafa BenyahiaIl faut partir à la base, dans nos écoles apprendre à nos élèves : la réflexion , l esprit critique , la capacité à penser soit même ..... Favoriser l autonomie intellectuelle afin de pouvoir exercer leur fonction de citoyens adultes.
Argaz AssaAzakaJe partage et de loin la déconstruction de l article de Boukrouh que l'approche béatique d'hier (il paraît que sur Fb, on peut inventer des mots)
Abdellatif Berrahmerci Mohamed pour cette mise au point ! je ne voulais pas te contredire hier mais il m'a semblé que Si Noureddine comme d'habitude parle beaucoup pour ne dire que peu ! sincèrement , j'ai trouvé si exagérément long et si ennuyeux son discours que je n'ai pu terminer le texte ...
Mohamed AdjouArgaz AssaAzaka... Ce n'est pas la même approche... Il faut me relire pour voir que je ne me suis nullement contredit... On doit reconnaître à M. Boukrouh d'avoir traité de manière très percutante la problématique "Îlm humain contre Coran divin" comme c'est titré... mais c'est en seconde lecture qu'on se rend compte qu'il l'a traitée sous la seule optique de la religion et du pouvoir et non de la religion hors du pouvoir...
Mohamed AdjouAbdellatif Berrah, je t avoue que j'ai lu l'article a trois reprises et que je le conserve pour le relire encore car l'analyse m a plu et j'ai appris beaucoup sur la machination qui a permis avec le temps de dévoyer le message coranique pour en faire ce que nous constatons aujourd’hui .
Argaz AssaAzakaMohamed Adjou je n'ai pas parlé de contradiction, j'ai dit que vu le personnage, son historique dans le sérail et le reste, je soutenais plus la critique d aujourd'hui que l'approche d hier
Benmehidi SamiVoilà exactement ce à quoi, humblement, j'aspire : Que le débat s'instaure ! Et Mohamed Adjou l'a parfaitement compris avec une rare intelligence. Sa vision, est ... audacieuse, stimulante, révolutionnaire (chez nous en tout cas). Qu'on discute, qu'on parle, qu'on confronte les idées ! C'est cela, une société vivante, qui peut alors vraiment aspirer à l'espérance. Merci ! C'est ce que j'appelle donner l'exemple, montre la voie !
Benmehidi SamiMais entre nous, cela ne m'étonne pas de la part d'un homme tout simplement amoureux de la lecture. Et je reviens toujours à ce premier mot de la Révélation : LIS !
Benmehidi SamiIl faudrait d'ailleurs proposer cette première critique si constructive à NB lui-même. Ca me semble du plus grand intérêt.
Mohamed AdjouMa première tentative d'approche me dissuade d'en tenter une autre... il fut si arrogant dans sa réponse, si désagréable et si violent que je n'ai pas reconnu l'intellectuel que j'ai toujours admiré malgré nos divergences et la différence de nos statuts...
Abdellatif Berrahtu as admiré un mirage Mohamed , il n'a pas toujours été correct ...
Mohamed AdjouJ'ai plus admiré son style et parfois sa pertinence... sinon comme homme, il n'a rien d'admirable.
Omar UwahlalExcellent! "M. Boukrouh préconise de le (Islam) « décongeler » pour le recongeler à partir de notre époque sans se poser la question de savoir, qui dira que dans 15, 100 ou 200 ans on aura la même perception des choses qu’à l’époque de Monsieur Boukrouh ? " Cela s'applique a beaucoup de penseurs musulmans dits modérés. Ce passage a lui seul résume le noyaux du problème a mon avis.
Mohamed Adjoumoi je ne suis pas, mais alors pas du tout téléphage...
Benmehidi SamiOn ne peut lui nier, en ces temps de grande ouverture d'esprit, dans la sphère Arabo-Islamique, d'avoir un certain courage en s'attaquant publiquement, comme il le fait, à la muraille quasi indéracinable de la main mise sur l'Islam, par une antique caste de "savants", qui manient la sclérose avec virtuosité. Et au lieu de lui taper dessus à tort et à travers, je préfère infiniment, je le redis encore, la méthode de Mohamed Adjou qui consiste à l'interpeller sur tel ou tel point précis, plutôt que trop s'attarder sur ce que vaut l'homme public.
Benmehidi Samide plus, tout le monde n'est pas capable de lire dans le texte, Arkoun ou d'autres philosophes très pointus. L'avantage de ce texte de NB, au-delà de "ce que vaut ou ne vaut pas le bonhomme", c'est d'avoir proposé un débat avec une bonne "vulgarisation" (dans le sens intellectuel du terme) de la problématique de l'Islam contemporain, dans ses contradictions, ses blocages, ses scléroses... NB a ses opinions, ses vues, ses arguments. En avant, discutons-les ! Maintenant, on choisit : ou on discute, ou on l'insulte et on se contente de ce que racontent BHL, Qardaoui, Sifaoui, Fourest, Chalghuoumi, Baghdadi, Belhadj, Chemsou, etc etc...
Mohammed SadoutAnalyse objective a l'exception d'une imperfection à la fin qui risquerait l'irritation de l'auteur en question . Cela mérite publication sur le soir d'Algérie pour recueillir éventuellement d'autres Avis sur La question en cause.bravo si Mohamed
N'essayez pas de me convaincre, vous n'y arriverez jamais !... Je ne peux concevoir que ma mère est morte à jamais, je ne peux concevoir que mes amis défunts ne seront plus, je ne peux concevoir que quand on m'ensevelira sous terre je ne serai plus. Que j'aurais rêvé pour rien, aimé pour rien, lu et écrit pour rien... Que le vent a fait frémir les blés juste pour les faire frémir, que mon chien m'a montré son enthousiasme à me revoir juste pour un instant de bonheur, que toute ma curiosité devant les choses disparaîtra pour se fondre dans le néant... Je ne peux pas croire que le Juge, l'avocat et le procureur qui m'ont fait oublier ma mère et mes enfants en abusant de leur pouvoir ne rendent pas compte de leur ignominie. Je ne peux pas croire que les violeurs, les assassins, les voleurs et les forbans de tous acabits que la justice des hommes n'a pas rattrapés puissent s'en aller sans payer. Je ne peux pas croire que l "Auvergnat" qui m a d...
Lui, c'est mon ami Naamani... Premier maquisard de l’Algérie indépendante... je vous en parlerai en fin de texte... Ce monsieur que tous les villageois connaissent pour ses réparties fulgurantes, son humour décapant et sa gouaille captivante est un véritable monument local. Pas qu'il soit riche, beau, cultivé ou pieux, non... Tout simplement parce qu'il est humain et qu'à ce titre il cumule sans s'en cacher les tares et les qualités de l'homme dans sa version simple et modeste. Tout a l'heure au cimetière, à l'enterrement de notre ami Aissa; en me voyant de loin, il m'interpella en me disant que c'est était fini de nous, maintenant qu'un de nos ministres en est arrivé à se faire fouiller à corps par les enfants de Fafa... c'est lui qui m'apprit la grosse f'dhi'ha commise sur Hamid Grine... Au fil de notre discussion et pour bien montrer les dérives que nous subissons, il me dit qu'un jour, il y'a une dizaine d...
Ain Bessem... Personne n'a pu me dire ce que fut ce Bessem à qui on a donné un nom de source pour composer un nom de ville située dans le prolongement de Ain El Hadjar et Ain Laloui, avant Bir Ghebalou... La région ne devait, à l'évidence, posséder aucune curiosité naturelle pour que ses villages aient tous des noms à étancher la soif... C'est dans cette ville que j'ai fait mes premiers pas de gestionnaire en qualité de directeur d'une usine de carrelage... Cela ne dura pas longtemps... J'y étais venu en été 1980 et nous étions en 1981, précisément en mars quand je fus rappelé par la DG au siège de l'Entreprise... le Wali de l'époque, Monsieur Ali Assoul, que j'avais rencontré 10 ans plus tôt alors qu'il était chef de Daira à Bou Saada où j' avais effectué mon volontariat estudiantin estival au profit de la Révolution Agraire avait imposé à notre vaillant directeur général de me trouver un autre poste car "le parti" me jugeait indés...
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