COCASSONS !

COCASSONS !

Dans le Soir d'Algérie de ce matin, en dernière page, le poète Youcef Merahi a développé un sujet... cocasse !... Celui de la "bureaucrassie"... Moi je vous conseille de le lire, ça vous donnera une idée des travaux d'Hercule qui nous attendent pour sortir notre administration du "code de l'indigénat" qu'elle applique et l'amener à simplifier la vie aux administrés comme il devrait être attendu d'elle après Zerhouni...

Je vais dans le sillage de Akhina Youcef, vous narrer deux petites histoires du genre de celles qu'il a racontées...

La première concerne une de mes filles qui a obtenu son permis de conduire depuis 4 ou 5 ans à Dergana... Voulant transférer son dossier à notre daira de résidence, on lui demanda le certificat de capacité qu'elle obtint facilement de la Daira de Bab Ezzouar... mais quand elle le présenta à notre Daira que je ne citerai pas par crainte des représailles, le préposé se vrilla la tempe de son index et lui dit avec un air catastrophé que ceux qui lui ont remis ce document étaient fous et qu'il fallait le leur restituer pour qu'ils l'envoient eux mêmes par porteur ou par poste..
Ma fille remit donc le certificat au fou qui avait osé le lui donner en mains propres et celui-ci promit de l'envoyer comme le veut la procédure...
En prenant le dossier de ses mains, on lui donna comme de bien entendu un récépissé valable un ou deux mois...
Depuis 3 ans, ma fille attend la date de fin de validité de son permis pour aller s'enquérir du sort réservé à son certificat de capacité... La Daira de Bab Ezzouar atteste l'avoir envoyé et la nôtre certifie ne pas l'avoir reçu...

Le récepissé est aujourd'hui surchargé de cachets et il n'est pas dit que le permis lui sera délivré d'ici le prochain exploit des verts au Qatar ou ailleurs....

La deuxième cocasserie administrative concerne Nanis et Asso mes deux petits enfants...

Ayant besoin de leur établir un certificat de nationalité (ils ont deux ans et demi), leur mère s'est présentée au guichet où on délivre ce document... je ne citerai pas lequel par peur de représailles - munie de son extrait de naissance, de celui du père, du grand père et de l'arrière grand-père né chez les Chaouias du côté de Mchouneche... Elle devait remettre un dossier par enfant... mais elle n'avait qu'un seul extrait de naissance de l'arrière-grand père... Et que fit notre administration ? Elle rejeta comme de bien entendu le dossier d'un des jumeaux et délivra le certificat à son frère !...

Dura lex sed lex auraient pu dire ceux qui n'ont pas encore perdu leur latin en ce pays livré à une frilosité administrative cocasse...

Cocassons donc !

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