Un ami m a dit un jour en empruntant l'autoroute lors de son inauguration: "vous pouvez dire adieu a votre petit paradis"...
Il avait bien raison ! L'autoroute qui a lacéré nos terres et mutilé notre paysage ne fut qu'un prélude à un massacre à grande échelle.
Depuis quelques mois des dizaines d'engins s'activent à déblayer des milliers de tonnes de terres que des processions de camions transportent vers la rivière en contrebas, torturant un relief que nous avons toujours connu sobre, calme et serein...
Des gens étrangers au village sont venus avec hommes et bagages, personne ne sait ce qu'ils font...
ils ont arraché sans ménagement des sapins et toute une rangée d'oliviers centenaires... notre route, trop sollicitée est devenue littéralement impraticable... Aucune plaque n'indique ce qui va sortir de ces gros travaux... d'aucuns affirment que c'est d'ici que partira le tronçon autoroutier qui joindra l'autoroute Est Ouest à Tizi Ouzou devrait se retrouver à moins de 50 km de chez nous; d'autres disent que c'est ici que sera implanté un relais routier ou un centre de péage...
Toujours est il que nous sommes dans une sacrée marmelade... nous nous rassurons seulement en nous disant qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser les œufs... 18/6/2014
Mohamed AdjouC'est l'enfer... Déjà plus de 500 morts certainement... Dont au moins une dizaine de villageois... Des nuisances sonores, visuelles, olfactives... 80% des terres distraites de leur vocation agricole, des centaines d'oliviers centenaires arrachés...
Aissa AdjoudjEn sus du centre de péage et de la bretelle de sortie vers Tizi Ouzou, la rumeur avait justifié le déclassement de plus de 70 hectares de terres agricoles par des infrastructures militaires mais il est plus probable que les reliquats fassent l'objet de rétrocession au profit de privés.
Mohamed AdjouEt il s'agit d'une terre à très haut rendement agricole... Dans les 70 ha dont parle Aissa se trouvait "bled likoul"... Une plaine propriété de l’école primaire qui y faisait ses expériences ou la louait et en tirait profit du temps de la colonisation... Il y avait en cet endroit une ligne d'oliviers très vieux et qui devaient donner un record de rendement... On l'appelait "Essartout"... Les oliviers ont été arraches sans ménagement, pour rien, puisque, à ce jour la terre est livrée à la jachère...il en est de même d'une très belle oliveraie située à Madjene Bennaamane ou on construit le centre de péage... Si on ajoute les terres gaspillées pour livrer le passage a la ligne THT de la Sonelgaz, à l’oléoduc et a la conduite géante de l'eau du Koudiat Acerdoune vers les autres wilaya, on peut dire sans crainte de se tromper que dans quelques années il sera impossible de trouver la moindre "guernina" ...
Boudjemâ Lamrivoila ce qui reste de ce sartout d'oliveraies et du bestane (sapins) dont vous venez de parler. regardez comme c'est magnifique. avec la lenteur de ces travaux ; en 2025 ou ya rabi nous continuerons à avaler leurs poussières.
Boudjemâ Lamrije suis sur "bled likoul" et cette fauvette? m'est témoin.. hadh lablad tmed dhehab (cette terre donne de l'or ) comme disent les anciens
Khaled ZiriTriste et révoltant tout ce mépris de l'homme et de la nature.
Mohamed AdjouKrapula... Gouli au moins Saha Aidkoum !
Mohamed AdjouSarah Lat ma3lich... Goulili liya et aux bayrates qui me servent d'amies...
Mohamed AdjouSarah Lat merci pour tes vœux... C'est la première fois que tu écris un mot gentil... Continue à faire des efforts je suis persuadé que tu n'es pas incurable...
NOTA...ce sont des échanges avec KRAPULA qui s'est présentée cette fois-ci sous le pseudo de Sarah Lat... Elle a comme de bien entendu repris ses insultes eh partant.
Boudjemâ Lamricette Sarah mat voilà je n'aime l'appeler de krapula pourrait essayer d'être notre amie mais si sa jouissance l'insolence à notre aimable et gentil Mohamed sans aucune raison.je suis sûr qu'elle trouvera de vrais amis.
N'essayez pas de me convaincre, vous n'y arriverez jamais !... Je ne peux concevoir que ma mère est morte à jamais, je ne peux concevoir que mes amis défunts ne seront plus, je ne peux concevoir que quand on m'ensevelira sous terre je ne serai plus. Que j'aurais rêvé pour rien, aimé pour rien, lu et écrit pour rien... Que le vent a fait frémir les blés juste pour les faire frémir, que mon chien m'a montré son enthousiasme à me revoir juste pour un instant de bonheur, que toute ma curiosité devant les choses disparaîtra pour se fondre dans le néant... Je ne peux pas croire que le Juge, l'avocat et le procureur qui m'ont fait oublier ma mère et mes enfants en abusant de leur pouvoir ne rendent pas compte de leur ignominie. Je ne peux pas croire que les violeurs, les assassins, les voleurs et les forbans de tous acabits que la justice des hommes n'a pas rattrapés puissent s'en aller sans payer. Je ne peux pas croire que l "Auvergnat" qui m a d...
Lui, c'est mon ami Naamani... Premier maquisard de l’Algérie indépendante... je vous en parlerai en fin de texte... Ce monsieur que tous les villageois connaissent pour ses réparties fulgurantes, son humour décapant et sa gouaille captivante est un véritable monument local. Pas qu'il soit riche, beau, cultivé ou pieux, non... Tout simplement parce qu'il est humain et qu'à ce titre il cumule sans s'en cacher les tares et les qualités de l'homme dans sa version simple et modeste. Tout a l'heure au cimetière, à l'enterrement de notre ami Aissa; en me voyant de loin, il m'interpella en me disant que c'est était fini de nous, maintenant qu'un de nos ministres en est arrivé à se faire fouiller à corps par les enfants de Fafa... c'est lui qui m'apprit la grosse f'dhi'ha commise sur Hamid Grine... Au fil de notre discussion et pour bien montrer les dérives que nous subissons, il me dit qu'un jour, il y'a une dizaine d...
Ain Bessem... Personne n'a pu me dire ce que fut ce Bessem à qui on a donné un nom de source pour composer un nom de ville située dans le prolongement de Ain El Hadjar et Ain Laloui, avant Bir Ghebalou... La région ne devait, à l'évidence, posséder aucune curiosité naturelle pour que ses villages aient tous des noms à étancher la soif... C'est dans cette ville que j'ai fait mes premiers pas de gestionnaire en qualité de directeur d'une usine de carrelage... Cela ne dura pas longtemps... J'y étais venu en été 1980 et nous étions en 1981, précisément en mars quand je fus rappelé par la DG au siège de l'Entreprise... le Wali de l'époque, Monsieur Ali Assoul, que j'avais rencontré 10 ans plus tôt alors qu'il était chef de Daira à Bou Saada où j' avais effectué mon volontariat estudiantin estival au profit de la Révolution Agraire avait imposé à notre vaillant directeur général de me trouver un autre poste car "le parti" me jugeait indés...
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