HISTOIRE D'UN CADRE...

On met ce qu'on veut dans un cadre...

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La photo du père avec ses moustaches, une toile de Etienne Dinet conforme avec son islamité, le portrait de Bouteflika quand il était plus fringant, le dôme doré d'El Qods, une calligraphie arabe artistiquement torturée, son diplôme ou un dessin chinois dépouillé, montrant une guirlande de fleurs d'amandiers...

Je me souviens d'un cadre qui détonait avec tout ce qu'on pouvait trouver accroché aux murs...

C'était au CEG de Bouira, de 1965 à 1968...

Il y'a avait là un directeur comme on n'en fait plus.
Son bureau se situait à l'entrée du couloir et non au fond et c'était un modèle d'ordre et de propreté...

Et devant la porte, il y'avait ce cadre...

Ni fleur, ni papillon, ni hadith ni verset, ni slogan ni sermon... Une phrase en écriture stylisée... et en bas, une signature...
"On ne dit pas à un malheureux de quel pays ou de quelle religion es-tu... On lui dit: "tu souffres, cela suffit, tu m'appartiens et je te soulagerai..." Pasteur.

Je ne sais pas si ce cadre existe toujours... j'en doute très fort...

Je pense qu'aujourd'hui, à l'heure des resto de la Rahma, on ne fait preuve de solidarité qu'après s'être assuré de la religion du malheureux qui la sollicite car la miséricorde n'est plus cette qualité humaine accordée sans calcul à l'homme et à la bête mais un acte de foi pour lequel on compte bien être rétribué..
16/6/2015



Commentaires
  • Aissam Berka On en trouvait des directeurs comme ça jusqu’à la fin des années 70. Plus maintenant!
  • Smail Kaci Mr adjou je découvre qu'il y avait un CEG a Bouira a cette date,alors qu"'il y avait avec nous au CEG d'Azzazga 3 élèves de Bouira dont deux de Djebahia (Aliouat , Seghir)et Bousbaine d'Ait Laziz.
  • Dalila Aklil Bonjour Mohamed. Cette phrase a aussi marqué mon enfance un peu plus tôt . Je n'avais que 8 ans et au retour de l'école , ma mère m'envoyait chercher le pain ...Quelquefois, l'immense garage de la pharmacienne du quartier de Marseille elle était grand ouvert et cette inscription était peinte en très belles lettres stylisées sur un fond jaune pâle ... Cela m'a donné matière à réflexion à l'âge où on jouait à la corde . Bonne journée cher ami
  • Nacera Anwar Baraka Allah fik je suis orpheline de mère a cette époque j avais tous les égards. Ils disaient la vie ne l ' a pas gâté. ...et j ' en jouais pour faire tous ce que je voulais
  • Hamid Harhar Pénicillium Caritas.
  • Mikette Bou Très instructif comme cadre
  • Mohamed Titouche Surtout pour certains tartufes pleins de restrictions mentales qui croient rentrer au paradis avec leurs robes de bure et leur babouches de travail OA Allah yaalem

  • Zozo Zozo C'est beau mais il ne faut absolument pas généraliser. 😊😊
  • Michele Maminou Vous avez bien raison!🌼


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