Un jeune homme fait vrombir sa moto devant chez moi, dérangeant toute la rue par ses pétarades assourdissantes...
J'ai bien envie de descendre de mon perchoir pour lui dire deux mots mais j'ai bien peur qu'il me réponde par 4 mots...
Je peux lui balancer une pierre sur la tête mais avec l'obscurité et ma myopie, il ne court aucun risque de la recevoir sur la caboche..
Je peux appeler les gendarmes mais ils vont me dire qu'aucune loi n'interdit à un motard d'utiliser sa moto...
Je peux lui tirer dessus mais je n'ai pas d'arme à feu...
Le temps que j'ai passé à choisir quelle solution appliquer à ce problème a été mis à profit par le motard pour aller se faire entendre ailleurs...
Je me suis retrouvé seul avec mes ressentiments et je vous avoue qu'il m'est très rarement arrivé de me trouver un air si bête...
Commentaires
Kad Benbehaz Ça arrive malheureusement chez nous aussi ... ليت الشباب يعود يوما ... Kheira Kheira Baghdadi Un sot d'eau, arrêtera ce vacarme nocturne et occupera cet individu à retirer l'eau de sa moto. C'est un stop bruit quoi. Magoulach ana nasmaa un bruit et si je connais sa provenance chandir.
Mohamed Slimani Ces jeunes n' ont aucun respect pour les anciens ni pour personne hélas et on parle de la Sahwa , moi j' atteste qu' avant ( la sahwa)c' était beaucoup mieux .
Rachida Yala Alkhir l3afiya Mr Adjou (si toutefois vous m'entendez)qu'attendez vous pour venir pour votre cataracte? Mustapha Chafi Que diront les habitants des centres villes de toute l'Algérie qui chaque vendredi sont confrontés à un "déluge " de bruit,de vacarme, de cris ... etc même en cette période de chaleur la sieste leur est interdite c'est un des inconvénients du mouvement populaire ,ils n'ont jamais pensé aux bébés , aux personnes âgées et aux malades. 
Saadi Smail ça m'a fait penser à cette mésaventure d'un personnage de "LA CHUTE " de Camus ....." .........."Un jour où, conduisant ma voiture, je tardais
une seconde à démarrer au feu vert, pendant que
nos patients concitoyens déchaînaient sans délai
leurs avertisseurs dans mon dos, je me suis
souvenu soudain d’une autre aventure, survenue
dans les mêmes circonstances. Une motocyclette
conduite par un petit homme sec, portant lorgnon
et pantalon de golf, m’avait doublé et s’était
installée devant moi, au feu rouge. En stoppant,
le petit homme avait calé son moteur et
s’évertuait en vain à lui redonner souffle. Au feu
vert, je lui demandai, avec mon habituelle
politesse, de ranger sa motocyclette pour que je
puisse passer. Le petit homme s’énervait encore
sur son moteur poussif. Il me répondit donc,
selon les règles de la courtoisie parisienne, d’aller
me rhabiller. J’insistai, toujours poli, mais avec
une légère nuance d’impatience dans la voix. On
me fit savoir aussitôt que, de toute manière, on
m’emmenait à pied et à cheval. Pendant ce temps,
quelques avertisseurs commençaient, derrière
moi, de se faire entendre. Avec plus de fermeté,
je priai mon interlocuteur d’être poli et de
considérer qu’il entravait la circulation.
L’irascible personnage, exaspéré sans doute par
la mauvaise volonté, devenue évidente, de son
moteur, m’informa que si je désirais ce qu’il
appelait une dérouillée, il me l’offrirait de grand
cœur. Tant de cynisme me remplit d’une bonne
fureur et je sortis de ma voiture dans l’intention
de frotter les oreilles de ce mal embouché. Je ne
pense pas être lâche (mais que ne pense-t-on
pas !), je dépassais d’une tête mon adversaire,
mes muscles m’ont toujours bien servi. Je crois
encore maintenant que la dérouillée aurait été
reçue plutôt qu’offerte. Mais j’étais à peine sur la
chaussée que, de la foule qui commençait à
s’assembler, un homme sortit, se précipita sur
moi, vint m’assurer que j’étais le dernier des
derniers et qu’il ne me permettrait pas de frapper
un homme qui avait une motocyclette entre les
jambes et s’en trouvait, par conséquent,
désavantagé. Je fis face à ce mousquetaire et, en
vérité, ne le vis même pas. À peine, en effet,
avais-je la tête tournée que, presque en même
temps, j’entendis la motocyclette pétarader de
nouveau et je reçus un coup violent sur l’oreille.
58
Avant que j’aie eu le temps d’enregistrer ce qui
s’était passé, la motocyclette s’éloigna. Étourdi,
je marchai machinalement vers d’Artagnan
quand, au même moment, un concert exaspéré
d’avertisseurs s’éleva de la file, devenue
considérable, des véhicules. Le feu vert revenait.
Alors, encore un peu égaré, au lieu de secouer
l’imbécile qui m’avait interpellé, je retournai
docilement vers ma voiture et je démarrai,
pendant qu’à mon passage l’imbécile me saluait
d’un « pauvre type » dont je me souviens encore."
Commentaires
Enregistrer un commentaire