DIVAGATION
Notre montagne est restée relativement propre... Quelques sachets noirs, quelques bouteilles d'eau en polyéthylène et c'est tout !... Je parle de ses chemins et de ses sous bois en profondeur, pas du bord de la route qui la traverse.
Les pentes y sont si escarpées qu'il ne viendra à personne l'idée d'y pique-niquer et d'y laisser sur place les reliefs de ses agapes et l'endroit n'est pas très sûr pour que les joyeux drilles y viennent honorer Bacchus et y oublier bouteilles et canettes...
Et le relief et le climat y sont si rudes qu'ils n'offrent aucune hospitalité à qui voudrait y construire maison, d'autant plus que l'État n'y a fait passer aucun des réseaux vitaux qui desservent les regroupements humains et que l'école, le dispensaire, l'épicerie et la pharmacie les plus proches se situent à des lieues en amont ou en aval...
De ce fait, ma découverte de cette demi-botte en ces lieux m'a intrigué...
Et si j'avais le don du poète qui a prêté son texte à El Bar Amar pour lui faire chanter son sublime "Ras Bnadem", j'aurais moi aussi écrit, là à l'ombre des chênes et dans les odeurs des cystes, du genévrier et du lentisque, une conversation poussée avec cette botte et supputé à perte d'inspiration sur les raisons de sa présence en cet endroit...
Je vous en montre l'image et vous laisse bâtir comme vous voulez son histoire...
25/11/2017
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